Intérieurs minimalistes

Intérieurs minimalistes

Imaginez une décoration utile et confortable. Ou le luxe n’est que le plaisir de posséder ce dont nous avons vraiment besoin. Il faut déjà savoir ce dont nous avons besoin, car nous sommes tous différents. C’est un peu l’exercice de se forger une décoration à son image et non l’inverse. Une sorte d’immense introspection et auto éducation pour éviter les tentations et tendances. Peut-être bien plus qu’une décoration, mais un mode de vie…. Voici quelques inspirations photo des intérieurs qui accompagneront à merveille cette remise en question – Less is more in my decor

J’ai commencé par le tiroir de la cuisine. Il débordé de tout et surtout de n’importe quoi. Une fois utile, bien rangé et ne comportant que quelques piles, du scotch et un carnet… J’ai eu envie de faire ça dans toute ma maison. J’ai passé au crible, avec un regard objectif et critique. J’étais un peu le jury dans un casting à dire  » toi oui  »  » toi non »… Bref et ça fait des mois que ça dure. Des mois que je me rends compte des objets inutiles, encombrants qui s’imposent dans ma déco / vie sous prétexte de  » sentiments » ou de « culpabilité » … et qui ne me ressemblent pas.

Aujourd’hui j’ai de la reconnaissance pour les objets qualitatifs, ils accompagnent parfois un sentiment, mais ne sont QUE des objets. Si je me love au cœur d’un plaid doux avec mon chien, j’ai de la  » reconnaissance » pour ce plaid qui accessoirise  ce bon moment. Mais ce n’est pas le plaid qui me rend heureuse …c’est les sentiments que j’ai pour mon chien. Et cette nuance est très importante.

Ceux qui arrivent peut-être à semer un peu de sentiments dans les objets sont les passionnés, les artistes ou les créateurs. Oui, je garde précieusement mon collier Salomé Charly, car j’ai vu comment elle confectionnait ses bijoux et je respecte énormément son travail. Comme ce bol en poterie que j’ai chiné à 1€ à la braderie, ses reflets bleutés me font juste rêver. Il m’inspire, il me fait penser à la planète…Si je devais garder un unique bol comme les Japonais, ce serait lui ! Imaginez, une décoration limpide qui vous accueille chaque soir en mettant en avant ces objets-là. Les  » vrais ». Un peu comme un bijou seul dans un écrin, avec l’espace suffisant pour remplir la pièce du bien être qu’ils vous procurent. Alors, POURQUOI accepter que 2 hiboux viennent leur voler la vedette ?

La culpabilité de jeter ou de donner.

 

On culpabilise. La séparation c’est négatif dans notre société, encore une fois. Mais s’affranchir des règles, c’est jouissif. Nous évoluons, nous mûrissons, nous nous affirmons, et forcément il y aura des conséquences… Allons-nous vraiment culpabiliser de ne plus avoir besoin du Diddle de nos 12 ans ? Cela fait des années que j’achète d’occasions et que j’aime les produits qualitatifs, fonctionnels ou charmants. Je n’ai pas envie de vivre dans un lieu immaculé, mais je refuse d’entasser et de ne pas avoir conscience de ce que je possède. Car c’est laissé la porte ouverte au marketing, qui utilisera des leviers sentimentaux auxquels j’aspire pour me faire acheter un produit. Du genre, je vais m’acheter ce gilet pour, comme dans la pub, sortir le samedi soir en BOMBE au bar du coin ET rencontrer un mec comme Jude law.

C’est un peu comme mettre de l’huile sur le feu de vos valeurs. Se réveiller un matin à presque 30 ans en se disant qu’il est temps de prendre totalement le contrôle de la déco, au style vestimentaire à la bouffe,au taff, aux limites…. Je me sens bien entouré de ce qui me ressemble et améliore mes journées. J’étais heureuse de revendre les 2 petits statuts hiboux à la brocante de Deulemont à une mamie bien contente, car dans mon salon elles m’agaçaient. Je passais tous les jours à côté sans les regarder, elles squattaient mon espace de vie en fait… Puis elles prenaient la poussière et moi en bonne esclave de l’objet, je n’oubliais pas des les dépoussiérer toutes les semaines.

Je n’aime pas notre société de consommation, je ne m’y suis jamais réellement sentie bien. L’objet prend le pas sur l’humain et nous pensons être ce que nous possédons. J’ai de l’admiration pour les objets qui me sont utiles. Mais je veux garder le contrôle et ne jamais tomber dans le matérialisme. Si je garde un tableau, c’est parce que lorsque je le regarde il m’inspire, il est utile. Mais pourquoi garder un poster que je n’accroche plus sous prétexte qu’il est encore en bon état ? Pourquoi garder les tupperwares en plastique alors que ceux en verre m’accompagnent tous les jours ? Pourquoi déménager des bibelots que je repose machinalement sur des étagères sans grande conviction…N’ayez pas peur du vide qui vous fera gagner du temps et regarder dans la bonne direction : la vôtre.

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