Moi la Nomophobe – Addiction au smartphone

Moi la Nomophobe – Addiction au smartphone

Il y a 3 Mois, j'ai commencé à en vouloir à mon portable. Du matin au soir, il me faisait perdre de précieuses minutes ; une notification par ci, une vibration par là - quoi ? Plusieurs vibrations ? Je DOIS regarder, arrêter mon action en cours, car c'est surement IMPORTANT - ah non en fait ce n’est pas grave -mais, "Ooooh regarde un chat qui parle"... 3H plus tard, j'avais perdu 3H...Puis, il est venu s'imposer à moi, machinalement. Le matin, je regardais le contenu en profusion du " tout et n'importe quoi " qu'il me dégueulait au visage. Le soir, je me reprenais un petit shoot de stimulus et entre deux, je le sortais de veille, pour le remettre en veille, pour le ressortir de veille. STOP !

Je me suis lassée, je me suis rendu compte que ça allait trop loin, j'étais déjà une Nomophobe parmi d'autres Nomophobes.

Nomophobe : L'usine à addictions

Nomophobie : "no mobile phone" et "phobia", est la peur de se retrouver sans son téléphone mobile. Zoom sur cette machine à dopamine, chiffres et explications via cette superbe vidéo #Data Geule.

#Datageule - Réseaux Sociaux

S'écouter face à l'hyperconnexion

Et à partir de ce moment, j'ai même commencé à en vouloir aux portables des autres. Du matin au soir, ils nous volaient notre temps ; un jeu de bonbons qui s'empilent érigé comme un mur entre nous, des mails qui gâchent tout - Bref ! Un intermédiaire à nos regards. J'étais une Nomophobe parmi d'autres Nomophobes. Ce n’était pas compliqué à comprendre, alors j'ai décidé que ça ne serait pas compliqué à guérir. Aujourd'hui, je vous parle de comment j'ai réussi à remettre mon portable à sa place en suivant mon instinct.

Ma Digital Detox

Le mal-être :

Pour avoir subis des personnes prisonnières de leurs addictions, je sais à quel point c'est un carnage de la vie. En effet, nous sommes le seul acteur de notre vie. Finalement, il faut se montrer responsable pour en faire ce que nous voulons en faire. Alors, dès qu'une addiction s'ajoute à l'addition, on commence à devoir faire des compromis pour lui laisser une place. Heureusement, nos cerveaux, nos corps, sont capables de le voir venir. Et moi, j'ai comme un mal-être avec la manière dont j'utilise mon forfait 4G / H 24 - En ce moment, j'ai besoin de voir des gens, des paysages, d'utiliser mes mains. L'écran m'a fatigué et je m'en fout que SOSH me propose encore plus de Data , que je fasse partie de la génération Y ou encore des " Millénials" - Excusez moi, avant d'entrer dans un cadre, j'ai envie de tenter de vivre ma propre vie et de me mouler comme bon me semble.

Accepter : Mon portable, cet objet innocent

Cependant, c'est trop facile d'en vouloir à un portable, c'est bien la preuve que je me déresponsabilise. Finalement, c'est moi le problème. Alors, la première étape pour décrocher de tout ce petit manège, c'était d'accepter la situation. Et la situation, c'est que je ne sais pas utiliser internet, les réseaux et toutes ces applis correctement. En effet, ils prennent trop de place dans ma vie, trop de temps et le portable, lui, n'est qu'un objet. Voilà, il n'est QUE ca : un d'animal sauvage à dompter.

Les distances :

J'ai alors commencé dans les premiers jours à l'éloigner physiquement de moi, le mettre à l'autre bout de la pièce lorsque je mange, lorsque je fais des travaux, lorsque j'entreprends une action dans la " vraie vie". Je n'ai pas réfléchi en faisant ça, je ne l'ai lu nulle part, je me suis juste protégée et finalement n'est ce pas dingue de devoir en arriver là ? Ce qui est plus dingue encore, c'est qu'à chaque vibration, alors qu'on déjeuner, que mon ami me parlait - mon regard se tournait vers mon portable au loin. J'étais enfin face à l'ampleur des dégâts, mon cerveau avait pris l'habitude de réagir VITE à toutes ces notifications. Je suis l'esclave de ses pleurs et ça me rend un brin pitoyable non ? Aujourd'hui, ça va mieux, j'ignore ses différents couinements, c'est déjà un bon point.

Pleine de vie sans batterie

Du temps gagné à vivre :

Deuxième réaction naturelle, j'ai eu besoin de me replonger dans du concret : faire des travaux, de la cuisine, lire un livre, discuter avec des gens autour d'un verre etc ... Mais étrangement, j'ai eu du mal à me plonger pleinement dans ces occupations . C'est comme ci je n'avais plus d'énergie pour accorder le temps réel nécessaire à chaque action - C'était un peu comme une envie de scroller dans la vraie vie - Une même activité si longue, je n'avais plus l'habitude, je voulais du neuf toutes les 5 min ... C'est fou, le rythme n'est pas le même sur Instagram et dans ton salon. Sur Tik Tok, Pinterest, Facebook, Google, tu passes des iles aux montagnes, d'un super DIY à un look magnifique, tu vois 25 gâteaux en 15 min, alors qu'il faut 1h pour en faire 1 seul. dans ta cuisine - OMG ! Je suis toute déréglée, merci les effets secondaires - Le sevrage est plus douloureux que prévu...

Andrew Rae - Dessine moi l'addiction

" J’essaye de marcher tous les matins pour lutter contre mon mode de vie sédentaire, et c’est difficile d’éviter tous ces gens, complètement immergés dans leur téléphone. J’ai donc commencé à imaginer ces smartphones comme des petites créatures, dont le ventre serait chatouillé par les gens pour les rendre heureuses.”

J'avais envie de vous partager les créations d'Andrew Rae à ce sujet. C'est top n'est ce pas ? N'hésitez pas à le suivre sur son Insta [ avec modération hin ]

Trop, toujours, tout le temps, sans arrêt.

Alors, le meilleur remède c'est de voir tes " contacts " devant toi. Le temps passe, là aussi, à une vitesse grand V, mais ça, c'est le bonheur, pas l'addiction. On arrive à refaire le monde autour d'un apéro, d'un jeu de cartes, d'un feu sous les étoiles, c'est mieux que tout et là je revis. Dans ces moments-là, mon portable est sans ami au fond de mon sac. Je ne vais pas vous mentir, je le regarde pour passer le temps sur le chemin du retour, dans la voiture. Et alors là, c'est hallucinant la quantité de notifs qui se sont agglutinées tout au long de la soirée ( je ne vois même plus mon fond d'écran ). On reçoit des millions de sollicitations, ce n’est pas digérable, c'est trop chronophage, ça bouffe tout clairement ! Je crois que ce nouveau geste me prouve que mon sevrage devient bon : J'ai tout claqué à la poubelle sans rien vérifier, il y en avait trop et moi je n'attendais rien de particulier.

Mon portable, cette simple télécommande.

Ce surplus de sollicitation au cœur d'une toute petite machine, tu sais, ça m'a fait un peu le même effet qu'Amazon durant le COVID 19. J'étais pas en phase du tout avec leur production massive, leurs envois massifs, de babioles massivement inutiles - alors j'ai plus envie de commander chez eux. Ce systéme là, je l'évite . Pour le smartphone, c'est un peu pareil, je n’ai pas envie d'être aussi proche de mon portable, de vivre "des moments à travers lui" comme me le promet la pub Apple. Non, ne t'inquiètes pas Apple, tes nouveaux capteurs pour une sublime résolution me sont inutiles depuis que je me déplace directement chez mes proches. Ça va mieux maintenant que tout est remis à sa place. J'en veux plus à mon portable.

Deconnexion réussie

C'est moi qui décide.

Mon téléphone est donc redevenu en priorité, cet objet sur lequel tu peux me contacter en cas de besoin ( j'ai l'impression d'entendre ma mère ). Je l'ai bien rabaissé ces derniers mois, le matin, il a le rôle de réveil. Pire ! Je descends prendre mon petit dej, et lui, il reste en mode horloge, solo sur ma table de chevet. Ensuite, je sors mon chien, CA, c'est MA priorité de la vraie vie ( mon chien me donne grave de l'amour ... mon portable n’y arrive pas encore - merde Apple tu fais quoi là ? ) - Bref - Je prends mon portable pour sortir, car tu connais sa fonction première, au cas ou, un souci, on peut me joindre. En rentrant, je me lance dans mes activités de la vraie vie, je le pose quelque part sur un meuble comme un bibelot, il n'est plus sur moi ou à côté de moi.

Mais je ne peux pas te mentir, j'ai encore du travail à faire. Certains gestes mécaniques de Nomophobe persistent et je ne peux m'empêcher de " checker mon portable " lorsque je passe devant. Je pense que ca ira de mieux en mieux - déverrouiller, reverrouiller mon portable machinalement, c'est ma mauvaise habitude à perdre.

Bien sûr , parfois, je lui donne l'occasion d'utiliser son pouvoir de distraction sur moi, car oui, ça détend. Mais là encore, c'est différent d'avant, il se transforme en accessoire d'accompagnement dans un moment creux de ma journée. C'est lorsque J'AI envie, après le repas pour digérer, c'est souvent à ce moment-là. Et vous savez quoi ? Mon instinct a repris le dessus, je me méfie de cet animal et je regarde toujours l'heure avant de me plonger dans l’abîme de la toile. Pourquoi je fais ça ? Car je sais qu'il m'a déjà volé pas mal de minutes de vie et là je lui accorde les 1h de ma digestion, pas plus.

Technophobe - Cyprien

Dompté

Voilà, je l'ai dompté. 2H par jour pour me divertir après les repas ou discuter avec des amis, pas plus et plus jamais au détriment de mes activités. J'ai beaucoup parlé du "portable", mais il s'agit d'internet, des contenus web, des réseaux, etc... Il ne faut pas avoir peur de l'écran, j'y passe parfois 5h / jour pour travailler, c'est un super outil, mais ce n'est qu'un outil, alors rappelez-lui, s'il en a besoin.

Elle est là, la fine nuance qui peut faire basculer dans l'addiction. Alors la Nomophobie existe-t-elle vraiment ou s'agit il " juste " d'un manque de responsabilité de notre part ? ;)

Tu peux me laisser un commentaire si tu veux, je vais le lire et te répondre. Tu as vécu ça ? Tu as des enfants qui vivent ça ? Des proches ? Une envie par rapport à ça, des remarques ? Hé bien ce qui est utile, c'est qu'on peut se servir d'internet, pour en discuter "

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